Pensées et réflexions en vrac - Monstrify

Monstrify

"293 chaises. Je ne suis plus là. La vie moyenne d’un Dieu est de 2 jours et 42 secondes. Drakan"

22 mars 2009

L'artiste est défaillant.

L'artiste est une déficience positive:

Il est faible d'esprit et influençable mais il est créateur, sensible, producteur de Vie et de Mort. Il est inférieur à l'Homme vrai et insensible, mais dès lors supérieur dans son infériorité médiocre car même s'il est illusion, Dieu orgueilleux, fragile etc... Il a une vie plus souhaitable que l'ennuiyant Homme mécanique et machine.

EA Drakan

Posté par Drakan à 23:24 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]


20 mars 2009

Les artistes n°223, suite au mythe de l'Homme acharné.

(Suite)

L'artiste est de par sa nature de mauvaise foi, il n'aspire qu'à la gloire, la reconnaissance, la popularité même, et ce au plus profond de lui, car voici son vrai visage: l'avidité de combler son égo sur-dimensionné par la création. Son essence est coincée par les vieilles valeurs ancestrales de l'Art et pour cela nous ne pouvons le blâmer, il n'y est à première vue pas responsable de ses influences du passé.

L'artiste peut se dire qu'il créé pour et par la Catharsis, mais au plus profond de lui même il sait que ce n'est pas "vrai". Il ne veut pas voir, ou il n'est pas près à voir la Catharsis morte et enterrée depuis très longtemps: elle ne purge aucunes âmes et ne fait qu'entretenir la souffrance au même niveau dans le travail de création. Elle devient prétexte à son désir inconscient de reconnaissance et de gloire.

L'artiste a donc des intérêts cachés qui le pousse à créer. A quoi bon créé dès lors si nous essayons d'échapper (mais est-ce vraiment possible? je doute) à cette emprise de vouloir être reconnu, vu, admiré ou détesté des autres? Une réponse: échapper à l'ennui quotidien, car finalement la création artistique est ce qui peut donner un "sens" à la Vie futile des "autres" que l'on n'aimerait pas vivre. Tout loisirs quels qu'ils soient n'égale en rien la création tant au niveau du sens que de l'acte artistique lui même: créer c'est s'approprier un monde, devenir Dieu avec de l'orgueil, mais cela ne congédie pas la souffrance elle même, on ne peut l'exorciser avec cela, la Catharsis est une apologie futile et dépassée, il faut cesser d'y croire pour être "lucide".

EA Drakan

 

Posté par Drakan à 12:14 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

15 mars 2009

Le mythe de l’Homme acharné

Il se tue à la tâche, il créé, il en crève, il s’en fiche il bosse, il se prend pour le légendaire Stakhanov. Il est reconnu comme un monstre acharné du boulot, il produit sans arrêt ni pause. Il est courageux l’Homme s’acharnant car il souffre beaucoup. Il croit oublier ses malheurs, ses problèmes par son acharnement. Il est motivé,  il a une volonté de fer : il est près à tout faire, à tout réussir car pour lui plus rien n’est impossible. Il est près à y arriver, jusqu’à la mort s’il le fallait, car il est inébranlable et une fois lancé plus rien ne l’arrête ! Alors notre stakhanoviste de la Vie croit pouvoir détrôner et écraser les Grands Rois de ce monde sous son propre poids..  Il n’est pas de sang royal, mais il peut y arriver car telle est sa motivation : il n’aura qu’à se nommer Empereur une fois le Roi des rois anéantis. Car après tout… N’est-il pas né pour être le « Number One » ? Mieux, « The Great One » ?

Oh mais ce qu’il ne sait point encore, c’est que notre petit masochiste aux os de fer, à la peau d’airain et de cuivre mais aussi au cœur d’acier, est en réalité plus que fragile ! Seule sa motivation le pousse suffisamment pour lui éviter les pires malheurs, volonté nourrit par la peur, par sa peur, Peur de la souffrance et de la confrontation des sentiments. Il n’est alors que mythe, que légende urbaine, car un tel Homme finit toujours rattrapé par ses émotions : sa citadelle imprenable qu’est son cœur et son corps ne sont qu’illusions produits par sa volonté remplit de terreur. En réalité c’est une véritable passoire, sa forteresse est pleine de brèches invisibles pour lui. Il n’est pas né pour être le premier, il est né pour mourir, comme tout le monde.

Oh bien sûr, il arrivera surement plus loin que les autres un temps donné car il ne faut pas sous-estimer l’Homme acharné motivé par la Peur inépuisable. Mais un jour il tombera du haut de son trône, comme ses précédents successeurs.  Car que fait-on aux rois ? On leur coupe la tête ! Que fait-on aux empereurs ? On les enferme, on les laisse crever comme des charognes en prison et on les poignarde dans le dos !

Mais comment obtenir le répit éternel?

-L'ignorant-naïf a dompté le monde et c'est libéré. Que nous reste-t-il dès lors? La Folie, la folie comme une seconde chance d'atteindre la tranquillité probable.

En effet l’ignorant-naïf peut être serait comme une sorte d’élu des Hommes pour ne pouvoir réellement souffrir de notre monde. Mais pour tous ceux qui ne sont pas dans cette naïveté absolue, une seconde chance leur est offert par l’obtention de la Folie : ceux-ci auront compris que la manière de triompher est de ne plus être « conscient » de ce qui peut nous entourer, ce même en partie pour pouvoir nous libérer de toutes ses souffrances que produit le Monde devenu néfaste par l’influence des volontés passés de ce monde de manières définitives.

-Aussi reste-t-il la Mort si vous croyez au profond Néant qui ne pourrait être que le meilleur hôte pour calmer et faire disparaître tout mal, tout bien, tout « nous ». Le Silence absolu et éternel. Encore faut il qu’il existe cependant, futilité de penser qu’il n’y aurait pas autre chose que le Néant car toutes hypothèses aussi ésotériques soient-elles restent valables. 

-Les Artistes créés leurs propres univers dans lesquels ils s’échappent. Futilité. Le mythe de l’Artiste torturé existe, ils souffrent toujours autant malgré leurs puissances créatrices, car leurs fabuleux secrets de ces derniers est si néfaste qu’on en a fait une apologie par mauvaise foi : la catharsis. La catharsis n’existe pas, c’est une invention de l’Homme pour justifier leurs puissances créatrices sans intérêts réels pour l’artiste lui-même (je ne parle pas des personnes extérieurs à chaque créateurs) :

la catharsis est un narcotique éphémère et décevant pour la foule, et elle est l’apologie d’un effet inexistant pour l’artiste.

EA Drakan

Posté par Drakan à 15:52 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

07 mars 2009

Moquerie ou Peur de la Lune.


La complainte de la Lune Blafarde, dont la face inchangée et qui semble immuable, s'effraie, ou se moque, de nos destinées écrasantes, ou insignifiantes, dans l'Univers-monde et de son poids cosmique.


EA Drakan

Posté par Drakan à 23:47 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

Pensées en vrac N°: 237


"Quand je les vois je n'ai qu'une envie:
Courir, ruiner leurs vies."


L'Art: "I like it hard, I like it fast, I like it Extrem!"


People shout EA Drakan sucks, they're right.
Other people shout EA Drakan rocks, they're rare.


Posté par Drakan à 23:34 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

13 janvier 2009

Code du "Je" esthétique de solitude en manque d'amour

Elle s'avance, la Nuit violacée de l'Hiver née de nos passions et nos envies les plus profondes. Nos passions...Nos envies...Nous.


Nous transformé à partir du "je" égoïste que j'usais sans répits, tout les jours, toutes les nuits, ce "je" comme esthétique d'une solitude qui m'envahissait depuis trop de temps. Je, je, je... Ce "je" qui me rendait par apparence plus personnel, me différencier d'autrui. Mais me différencier de quoi, de qui, de qu'est-ce? L'apparence égoïste du "je" qui me monte à la bouche, en mal d'amour il ne m'en fallait pas plus pour dire "JE suis, TU es", le "nous" n'est qu'un fait de grammaire employé par autrui pour se ranger dans des cases aux limites contraignantes nous dénaturalisant de ce que nous sommes. Voici ce que fut ma langue. Langue de vipère, enduite de poison.


Il s'efface peu à peu, le Jour jaune-orangé se cache honteux, honteux d'avoir affronté notre regard remplit de mépris. Notre volonté, notre désir de voir Dame la Nuit constellées d'étoiles.


Code du "Je" esthétique de solitude en manque d'amour:

Article 1: JE suis, TU es.

Article 2: NOUS est un fait de grammaire usé par autrui pour s'auto-dénaturaliser.

Article 3: Le ON est proscrit de la même manière que le NOUS, voir article 2.

Article 4: Même en cas de pathologie grave et avancée, l'article 1, 2 et 3 reste à appliquer en cas de dédoublement de la personnalité.

Article 5: La pendaison est la solution la plus belle et la plus efficace si la continuité de l'application conforme des articles 1, 2, 3 voir 4 perdure pendant plusieurs années. (Ajout de l'auteur après une troisième mort à soi)


 

Mais désormais, c'est un "Nous" qui m'amène ici. Nous comme toi + moi, toi et moi, toi avec moi... mais aussi toi sans moi. Si dans ma haine et mon mépris d'autrui j'utilisais ce "je" manque-à-amour, j'ai pu trouver une personne, toi, qui à su me sauver de cet égoïsme mortel qui me rongeait.

Nous comme projet, Nous comme ensemble, Nous comme futur et avenir, Nous comme puissance créatrice, Nous comme deux avant tout mais aussi... Nous comme un et négation-destructrice, c'est à dire une nouvelle entité unique.


EA Drakan

 

Posté par Drakan à 00:56 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

30 décembre 2008

Torturophile

Un esprit torturé appel un art torturé. Un art torturé appel un esprit torturé. Again and again. Un art torturé, appel un esprit torturé... Un esprit torturé appel un art torturé... Un esprit appel un art... Un art à un esprit.

De ces appels réciproques nés du profond des entrailles de la Vie, l'Artiste torturé-tortueux apparait et s'exhibe au monde. Pauvre petit incompris stupide... Il s'expose lui et sa petite vie dite "martyr" à un publique sauvage, une foule de furies qui le dévore petit à petit.

"C'est ton droit" lui souffle cette petite voix dans sa tête.

Il souffre, se mutile et se vide de son sang pour une reconnaissance de cette masse de purin qui peuple la terre et sa végétation. Poor thing, ton discours de mélodrame devient abracadabrant.

"C'est ton droit" lui dit cette petite voix dans sa tête.

Alors le Torturé mental s'apitoie sur son sort et attend qu'on se préoccupe de lui. Peu, ou pas assez de yeux convergent vers lui, pas assez de coeur s'ouvre à lui... Peut être n'y en a-t-il jamais eu. Alors pour remédier à ça, l'Artiste torturé s'ouvre les veines perpendiculairement, de sorte à ce qu'il survive et, à moins que-à moins que, les gens soient totalement égoïstes ils se tourneront vers lui et lui tendront la main.

"C'est ton droit" lui cri cette petite voix dans sa tête.

Mais ça ne suffira jamais assez. Alors l'Homme-Martyr courtise avec la Mort. C'est à ce stade la seule personne qui a cédé à ses avances... Il l'a courtise, la voit de plus en plus.. Il l'aime et se sert d'elle pour attirer la foule et son véritable amour de Femme.

"C'est ton droit" réplique la Mort.

Il ne verra pas le jour demain. Et moi... ah moi...

EA Drakan

Posté par Drakan à 21:23 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

17 décembre 2008

Doucement. "C'est ton droit"

"C'est ton droit" me répète cette petite voix dans ma tête. "C'est ton droit".


Je vais m'exploser la tête.


Ah, interruption. Des amis viennent me soutenir! Non, ce n'est pas le cas je dois arrêter de rêver malgré cette voix. Suite à cela, j'écrivis ces quelques lignes improvisés qui me sortais de la tête:

Aimer Doucement:

C'est ainsi que l'on me vit

Après ce coup de folie

Sous cet adjectif qui entraine ma vie

A m'étrangler petit à petit

(Ô) Que puis-je faire ma Ladies

Pour retrouver ma gloire du passé?

Ainsi donc on me vit petit

A petit sous le coup de la Folie.

Ahhh mes amis, m'aimer que doucement

Pas comme l'autre Aimant (que je suis)

Aimant pourris qui git là assis,

Sur son trône d'Airain morcelé

Vestige du passé.

Ainsi donc mes amis, vous me voulez

Interné au vinatier

Comment avez vous pu m'aimer

Puis cessez aussi vite si ce n'est pas de l'Hypocrisie??                                                      J'enrage.

EA Drakan

Posté par Drakan à 01:15 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

14 décembre 2008

Quelques mots j'aillissent


Je réfléchis à la nouvelle peau du blog. Comme beau monstre qu'il est de moi, il se doit bien de muer un petit peut ce petit.


J'ai eu pas mal de retour concernant le fait que j'y aille peut être un peut fort dans mes textes, à la limite de sur joué aussi. Je profite pour répondre à cela publiquement suite à un gentil commentaire (merci Mew en passant) sur Les Nuits agités, l'article précédent.

Oui vous n'avez pas tort de dire que c'est extrême par moment, mais c'est surtout pour faire réagir, apparemment cela fonctionne et je compte bien continuer ainsi. Après est-ce vraiment ce que je pense? Si peut être beaucoup m'on fait savoir leurs doute quant à cela, je leurs réponds donc ici même: Oui je le pense dans une certaine et grande mesure.


Autre questionnement qui est revenu pas mal de fois aussi concernant les lettres EA du devant de mon pseudo depuis quelques temps déjà. EA: Extrem Art(ist), deux mots que je compte bien mener à terme à travers un tatouage sur l'avant bras gauche (et oui je suis gaucher). Bien sûr c'est assez... "conceptuel", "symbolique" par rapport à ce que je vis et fais artistiquement parlant ces derniers mois. Mais c'est une longue histoire qui mériterait tout un article; j'y reviendrais plus tard.


EA Drakan 

Posté par Drakan à 11:57 - Pensées et réflexions en vrac - Vos venins : [0]

12 octobre 2008

Vivre dangereusement, ou comment utiliser la Vie à nos fins artistiques.


Si l'imagination est l'une des parties les plus importantes et même essentielle je dirais pour une création artistique "non industrielle" (entendez par là tout ce qui ne se rapproche pas des imitations de tableaux fabriqués et peint à la chaine en Chine, ou encore des groupes de musiques qui disons le clairement, n'existe que pour se faire du blé par exemple), il y a aussi la technique (la manière de procédé et non pas comme le fait que l'Art est avant tout une maîtrise parfaite d'une technique).

  • Cependant, le cours de nos vies altère le courant de l'imagination et l'architecture de nos techniques, et ce façons bénéfiques ou non. Encore que... Il faudrait discuter et définir cette notion de bien et de mal concernant l'influence exercée sur nos créations par nos vies respectives.
  • Par exemple: Lors d'une passade joyeuse de ma vie et lors d'une passade plutôt dirons nous...triste, je n'aurais pas la même perception et la même approche sur tel ou tel sujet X. De cette manière le cours de nos vies (en outre notre moral, nos émotions etc) influe en continu et déforme notre façon d'aborder une idée ou un concept par rapport à un autre état. J'appréhende mon idée Y avec diverses émotions (appelons le: état 1) de manière complètement différente que si j'avais d'autres émotions (état 2).

La question dès lors qui peut se poser serait de savoir comment utiliser le cours de nos vies à nos fins artistiques?

  • La réponse ne peut être absolue à chaque individus, mais je peux en aborder un de ces aspects avec un exemple concret, moi.

J'ai remarqué ces derniers temps (un peu plus d'un an) que ma productivité avait un meilleur rendu lorsque je me positionnais en situation "d'échec". De même lorsque je suis au bord du gouffre et que la motivation me permet de faire et produire quelque chose, les résultats sont toujours plus convaincants, meilleurs (et ce de façons générale car approuvé par une majorité et par moi même) que lorsque je pense pouvoir me sentir "bien". J'ai dès lors pensé à vivre "dangereusement", dans le sens ou je vivrais sans filet, quitte ou double par le fait. La souffrance me rend plus productif, et cela explique peut être le fait que je n'en sort pas, j'ai peut être inconsciemment aucune volonté à être heureux car c'est ce mal que je m'inflige et que les autres m'infligent qui me fait avancer artistiquement parlant.

Un peu comme Amadeus, son talent n'avait de réel égal, sa vie fus courte et n'a pas eu le temps de finir son Requiem, la Mort l'a suivit tout le long de sa vie, et lui a peut être permis de se surpasser et ce jusque dans son lit de mort. Je dois côtoyer la Mort comme je l'ai fait depuis un an et demi environ, survivre, près de la frontière qui sépare les mortels des divinités. Toujours puiser dans le puits de souffrance; écrire, dessiner, peindre avec mon sang; fleuve de la vie rompus, rupture et brèche ouverte. Je manipule ma vie , je lui donne une tournure apocalyptique dont je n'ai peut être pas l'envie de sortir, je me fait des illusions cruelles, je souffre et je mens, je suis malade et hypocondriaque à la fois, je manipule ses influences à mon propre dessein.


De ma vie je fais mon art, et de mon art je fais ma vie.


Drakan